Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études d’Olivier Roland

Livre Tout le monde n'a pas eu la chance de rater ses études d'Olivier Roland.

Le contexte

Depuis quelques années, j’ai lu beaucoup d’articles des blogs d’Olivier Roland (des-livres-pour-changer-de-vie.com et blogueur-pro.net notamment). C’est d’ailleurs lui qui m’a inspiré à créer ce blog autour de mes passions : les livres, l’éducation, le développement personnel et l’écologie.
Quand j’ai appris qu’il avait publié un livre intitulé « Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études », j’ai su qu’il fallait que je le lise. Olivier aime s’appeler, ainsi que les personnes qui suivent ses conseils, les « rebelles intelligents ». Il les définit comme des personnes libres, vivant à fond, et réussissant en dehors du système.

J’ai lu ce livre en 2019. Il est composé de deux parties: Apprendre en s’amusant et Créer son entreprise et devenir libre. Personnellement, j’ai lu plus rapidement la première partie, et appris plus de concepts nouveaux dans la deuxième. La raison étant que c’était la première fois que je lisais un ouvrage spécialisé sur l’auto-entrepreneuriat.

Résumé et connaissances utiles de « Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études »

Partie 1 ou le “fourre-tout” des connaissances d’Olivier Roland

Chapitres 1 à 3 : limites du système éducatif et développement de ses capacités

A propos de la première partie, l’auteur prêchait une convaincue. Je m’étais rendue compte très tôt des limites de notre système éducatif.
Par rapport au premier chapitre, je partage totalement la vision de l’auteur sur la nécessité d’une autoformation en continue. De même pour la partie sur l’indispensable de l’apprentissage de l’anglais. Je suis déjà bilingue depuis plusieurs années, et même trilingue avec l’espagnol. 

Le deuxième chapitre de cette partie « Le système éducatif « moderne », conçu pour le XIXème siècle » m’intéressa plus que le premier. Il comporte une analyse historique des méthodes d’apprentissage et de notre système d’éducatif, ainsi qu’une analyse quantitative du rendement des diplômes, richement documentées.

Le troisième chapitre commença à éveiller mon intérêt.  L’auteur y donne plusieurs astuces pour:

Le sport et la méditation étaient déjà intégrés dans ma routine matinale. Je fis donc seulement la découverte de l’entrainement dual n-back.

Le concept décrit ensuite fait partie de ce que je retiendrai pour sûr à la fermeture de ce livre. Il est indispensable à connaître pour tous les étudiants et écoliers.
Il traite de la lutte contre l’oubli grâce au principe de la répétition espacée. Certains outils existent pour utiliser ce principe de manière digitale, notamment apps.ankiweb.net.
Couplé au principe de gamification (voir habitica.com/static/home), l’apprentissage de n’importe quel sujet peut devenir plus facile et amusant.  

La partie suivante me parut moins utile au premier abord, traitant de l’apprentissage des langues. Elle contenait quelques astuces mnémotechniques oubliées/peu utilisées et terriblement efficaces : inventer des histoires et créer des palais de mémoire.
Enfin, les dernières parties de ce chapitre traitaient de l’amélioration de ses performances mentales en général. L’auteur conseille le test scientifique de ses habitudes avec quantified-mind.com, et la diète médiatique.
Je pratiquais cette dernière depuis de nombreuses années sans le savoir. J’ai toujours refusé d’avoir une télévision chez moi et je ne lis peu de journaux en ligne ou papier.

Chapitre 4 : tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la volonté

Le quatrième chapitre fut pour moi un puit d’information. L’auteur traite ici de la volonté. Il la définit comme un muscle contrôlant nos pensées, nos émotions et humeurs, nos pulsions et notre performance. Je ne l’avais jamais vu sous cet angle ! Il explique que la volonté doit être gérée comme tout autre muscle. Il faut l’entraîner pour la renforcer, mais également savoir lui donner du repos car elle n’est pas inépuisable, surtout en fin de journée.

Je comprends désormais pourquoi j’arrive à faire une heure de sport et méditer le matin à 5 heures. Ma réserve de volonté est à son apogée par rapport au reste de la journée. Quand je rentre le soir après une longue journée de boulot, je n’ai qu’une envie : faire des activités qui me vident la tête (lire, cuisiner, parler avec ma famille…). Mais celles-ci ne me font pas nécessairement avancer vers mes objectifs. C’est aussi pour cela que j’arrive à prendre des petits déjeuners très sain le matin. J’ai par contre plus de mal à résister à la tentation au goûter : mon contrôle des pulsions est bien moindre.

Il donne ici plusieurs astuces pour booster sa volonté :

  • Fixation d’objectifs SMART (Spécifique, Mesurable, Ambitieux, Réaliste, Temporel) ;
  • Respiration lente face à la tentation, la méditation, le sport ;
  • Mise en place de rituels et habitudes. Ceux-ci mettent votre cerveau en « auto-pilote » et ne puissent pas dans votre réserve de volonté. S’ils sont positifs, ils vous permettront donc d’avancer vers vos objectifs sans « souffrance ». L’auteur donne ici une méthode complète pour réaliser un « audit » de ses habitudes, bonnes ou mauvaises. Il fournit également un plan d’action pour modifier celles qui le nécessitent.
  • Utiliser les activités en temps masqué (écouter des podcasts en faisant du sport par exemple) ;
  • Déterminer le moment idéal dans sa journée où notre volonté est à son plus haut point ;
  • Utiliser son téléphone avec coach.me ou make.me;
  • La mise en place d’un système de productivité : cette partie plutôt longue mérite d’être détaillée. L’auteur traite notamment du système GTD (Get Things Done).

Les ultimes chapitres de la première partie, traitent de l’apprentissage en général. Ici, petite info qui m’a rappelé des phrases dites et redites par mes parents étant petite. Il est crucial de bien dormir pour apprendre efficacement dans la journée ! Je ne détaillerai pas le contenu (comment mesurer la qualité et l’impact de son sommeil, astuces pour bien dormir…). Celui-ci a au final un peu moins de valeur ajoutée que le chapitre 4 par exemple.

L’auteur donne également 2 conseils efficaces pour maximiser son apprentissage : se challenger, et enseigner. Son « hack ultime » étant de créer un blog sur le sujet qui nous intéresse. Le but est de toujours maintenir ses connaissances à jour. Peu étonnant étant donné que le blogging est sa spécialité, mais plutôt vrai !

Enfin, l’auteur parle de comment investir son temps pour avoir la meilleure formation au monde selon lui:

  • Le terrain : l’auteur répète ici (une fois de trop ?) son histoire et le lancement de ses entreprises ;
  • Les livres et supports de lecture en général : le personal MBA par exemple. Rappel important dans ce passage : toujours prendre des notes durant la lecture d’un livre pratique;
  • Les autres types de formation : cours en ligne, MOOC (fr.khanacademy.org, iTunes U, coursera.org, brilliant.org, eu.udacity.com, noredink.com)
  • L’échange avec des personnes plus expérimentées.

Partie 2 ou la véritable démonstration des compétences d’Olivier Roland

Enfin, la deuxième partie traite du sujet « Créer son entreprise et devenir libre ». Ce fut donc la première fois que je lisais un livre de ce type. Je n’ai pas lâché le livre jusqu’à finir cette partie, profitant d’un voyage en bus de 8 heures entre Madrid et Barcelone. J’aurai tendance à penser que ce sujet est le sujet privilégié d’Olivier Roland. De par son expérience et ses nombreux écrits, il en démontre une maîtrise remarquable.

Ne vous attendez pas à trouver ici comment développer votre entreprise, ou apprendre en profondeur le marketing. L’auteur cherche à vous convaincre de pourquoi il est crucial pour vous de ne pas échanger votre temps contre de l’argent. Au contraire il souhaite vous voir utiliser votre argent pour vous dégager du temps ! Et donc tout naturellement, de passer du statut d’employé à celui de chef d’entreprise. Il préconise un business automatisé au maximum de préférence.

Pourquoi et comment se lancer dans l’auto-entrepreneuriat ?

Les peurs et préjugés sont brisés rapidement et efficacement. Selon l’INSEE, un tiers des nouvelles entreprises n’existent plus 3 ans après leur création, la moitié après 5 ans. Cela veut-il dire que sur le moyen terme, 50% des entrepreneurs mettent la clé sous la porte ? Pas vraiment.
Après le décorticage des chiffres à la loupe, on s’aperçoit que seulement 15,2% des entreprises font faillite en 5 ans. Qu’en est-il du reste ? Ils ont créé une nouvelle entreprise, commencé une formation, un CDI, sont partis à la retraite… Et qu’est-il advenu de leurs dettes ? Eh bien, seulement 39% des entrepreneurs cessant leur activité ont des dettes, d’un montant moyen entre 8500 et 9000€. Une somme inférieure au prêt que j’ai effectué pour payer ma première année d’étude dans le privé. Pas tant que ça finalement, non ?

Olivier Roland vous aide ensuite à lancer ce business en étant préparé au mieux à tous les niveaux. Des conseils sont donnés pour déterminer votre objectif avec la création de cette entreprise et se lancer. Le sujet de comment trouver votre idée de business est abordé dans un processus que j’ai trouvé hyper pertinent. Il ressemble à une adaptation de l’Ikigai (livre traité dans un prochain article!). Le concept de durabilité du projet entrepris est également abordé. Il vous aide à déterminer si oui ou non vous devriez avoir un associé, quel salaire vous pouvez-vous accorder à vos débuts…

Trois chapitres m’ont particulièrement marqué et étaient pour moi les plus complets, riches et qualitatifs de ce livre. Ces chapitres correspondent aux principales forces de l’auteur dans le domaine de l’entrepreneuriat.

Tout d’abord, il aborde le sujet de comment concrètement lancer son entreprise en utilisant deux processus :

L’idée ici est de réfléchir comme un ingénieur Lean créant un prototype. Celui-ci doit tester le plus rapidement possible un MVP (Minimum Viable Product), ou Produit Viable Minimum auprès des consommateurs. Il effectue cela grâce à des tests A/B ou split tests.
Le but est d’investir peu d’argent et tester immédiatement ses progrès. Cela permet d’être sûr de créer un produit apprécié par le consommateur. L’auteur préconise en même temps de commencer à travailler sur votre entreprise. Même si c’est seulement à temps partiel et avec très peu de budget, l’important étant de devenir rentable le plus rapidement possible.

La véritable expertise d’Olivier Roland : le web-marketing

Ensuite, 53 pages sont entièrement consacrées à l’introduction des notions de base du marketing. Après un rappel complet des facteurs d’influence, agrémentés d’exemples détaillés provenant de l’expérience professionnelle de l’auteur, nous rentrons dans le vif du sujet : le marketing sur le web. Je pense que ce fut ma partie favorite de l’ouvrage, de par sa qualité et richesse.
L’auteur introduit d’abord les 3 piliers permettant de vendre efficacement sur internet : le trafic, l’autorité et la relation/confiance. Il pose ensuite les bases du copywriting, qu’il appelle « l’art de bien communiquer à l’écrit ». Est évoqué également le spin selling, avec un exemple entier de script de vente.

Olivier poursuit avec dans l’ordre :

  • Apprendre à récolter des témoignages clients : une des forces du marketing d’Olivier ROLAND, voir blogueur-pro.net/je-laisse-mes-clients-parler;
  • Créer des « persona », profils de vos clients, pour mieux savoir les cibler ;
  • Apprendre à utiliser l’up-selling, down-selling et cross-selling, pour vendre plus à votre base de clients déjà existante ;
  • Apprendre à récupérer les « abandons de paniers » ;
  • Faire des partenariats ;
  • Lancer vos produits avec une technique introduisant du suspense.

Ce chapitre démontre l’expertise de l’auteur dans ce domaine. Mais il ne contient évidemment pas tous ses trucs et astuces. Pour un lecteur intéressé, il faudra suivre la formation « Blogueur Pro » d’Olivier Roland. Cet ouvrage étant écrit également pour la promouvoir, il faut le savoir ! 

Tout savoir sur les business automatisés

Enfin, le dernier chapitre dont je souhaite parler est intitulé « Comment démultiplier votre efficacité et être plus heureux en déléguant ». Il accompagne le lecteur dans son processus de création d’un business automatisé / transformation de son business existant en business automatisé. L’auteur enseigne ici ce qui l’a fait passer d’une entreprise où il investissait plus de 70 heures par semaine à un business qui travaille pour lui. Le niveau de revenue devient indépendant du nombre d’heures travaillées investies. Cela passe par plusieurs actions :

-Toujours réfléchir comme si votre business était, ou allait devenir, une franchise. Ainsi, établir des procédures pour toutes les actions importantes, la résolution des problèmes que vous avez déjà rencontrés… Ainsi, vos salariés et collaborateurs ont toujours de la documentation à laquelle se référer. Ils n’auront pas à vous “déranger” à tout bout de champ.

-Déléguer/externaliser à bas coût. Ici, l’auteur donne comme conseil de déléguer dans les pays où la main d’œuvre est la moins chère. Il justifie cette action avec un paragraphe indiquant pourquoi cela est éthique. A vous de décider en votre âme et conscience si cela est le cas pour vous !

Voici les sites proposés : fiverr.com, son équivalent européen peopleperhour.com quand vous débutez. upwork.com, fr.freelancer.com et les sites français progonline.com et codeur.com pour des prestations plus régulières. 99designs.fr pour trouver des designers.

Est également expliqué dans ce chapitre comment réussir son externalisation, et les différentes tâches qui peuvent être déléguées (design, création de contenus, SEO, comptabilité…).

Conclusion : mon avis sur « Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études »

Enfin la fin de ce long résumé ! En effet, difficile de faire court avec tant de contenu et plus de 500 pages… Mais au final, que penser de “Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études ?

Il reste structuré mais on ressent vraiment que l’auteur a voulu mettre dans ce livre tout ce dont il voulait parler. Il n’y a pas vraiment de tri ni de hiérarchisation de l’information.
J’aurais préféré 2 livres différents, un sur sa vision de l’éducation, et un sur la création d’entreprise. J’ai appris énormément d’astuces, des sites et livres intéressants. Mais cette impression de fouillis rend difficile l’assimilation de l’information.

Je suis pourtant une admiratrice d’Olivier Roland. Mais je pense qu’une personne lisant son livre sans y travailler dessus par la suite aura du mal à appliquer tous ses bons conseils. Ceux-ci seront perdus dans la masse d’informations. L’auteur conseille tout de même de toujours lire en prenant des notes. Cela est on ne peut plus vrai pour son propre livre !

Pour moi, ce qui différencie un bon livre d’un excellent livre est la facilité avec laquelle il sera lu. A contenu de qualité égale, un livre dont le déroulé est si fluide qu’il en devient imperceptible, sera supérieur à un autre dont on sentira les différentes transitions nous ballotter comme des chaos sur une route de campagne.

Il peut être intéressant de travailler votre compréhension du livre au fur et à mesure de sa lecture. Vous pouvez par exemple noter les passages et astuces qui vous intéressent. Attention, pour cela la table des matières vous sera peu utile. Les titres des différentes parties pouvant être plutôt énigmatiques : « L’histoire de Caroline et de millions d’autres : du carrosse à la citrouille », « Le piège des pantoufles en ciment » ou « La course des rats » par exemple.

Malgré cela, ce livre reste à lire en tant que recueils de conseils pour les personnes se considérant comme des « rebelles intelligents ». Quelqu’un ayant déjà lu plusieurs ouvrages traitant du développement personnel reconnaîtra que celui d’Olivier Roland regroupe (et synthétise malgré ses plus de 500 pages) beaucoup de concepts : santé et activité physique, volonté et productivité, business automatisé, autoformation…

Je pense que c’est de cette qualité du livre que provient également le défaut du fouillis d’information. Je préfère personnellement un livre plus court, traitant d’un seul sujet en profondeur. Par contre, les personnes ayant peu de temps pour la lecture ou un budget serré(notamment les étudiants) apprécieront de retrouver toutes ces informations dans un seul livre. Elles pourront ainsi “picorer” selon leurs envies et besoins.

Et vous, avez-vous lu “Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études” ? Qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à me le dire en commentaires !

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